Une recherche sanguinaire... |
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4 nov 2009, 20:19
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Une recherche sanguinaire...
PrĂ©lude *Crak, scrounch, croc, crrr, craq….* Entendre cet imbĂ©cile de Rognak mâchait l’os de sa cuisse de bouftou m’énervait sensiblement. Il n’y avait dans ses gestes que de la barbarie maladroite et aucune grâce quelconque… briser des os nĂ©cessitait un don particulier, un talent artistique. Malheureusement un sadida comme Rognak ne pouvait pas le comprendre. A part dormir et manger, on se demandait ce qui pouvait bien l’intĂ©resser… son comportement Ă©tait dĂ©sespĂ©rant aux yeux d’un sacrieur tel que moi. - Toujours rien !s’exclama Erwyn, dĂ©jĂ une semaine que l’on parcourt cette maudite Ă®le et aucun de ces maudits rongeurs n’a voulu dĂ©voiler une once d’information intĂ©ressante. Ils ne sont bons qu’à supplier et Ă gĂ©mir, maugrĂ©a t-il en accompagnant ses paroles d’un coup de pied rageur dans l’un des cadavres de wabbit qui jonchait le sol. - Nous ne nous sommes pas montrĂ©s assez convainquant voila tout. Nous serons plus persuasifs avec le prochain groupe de wabbit, renchĂ©rit Smila. Je poussais un soupir. La mission que l’on nous avait confiĂ© consistait Ă©tait importante et nous ne pouvions revenir les mains vides. Cependant elle risquait d’être longue et fastidieuse, mais chacun d’entre nous y aurait prĂ©fĂ©rĂ© y passer le reste de sa vie plutĂ´t, que de revenir les mains vides devant Oto Mustam. Depuis quelques temps, l’équilibre entre Bonta et Brâkmar se creusait. La masse bontarienne grandissait de jour en jour. NĂ©anmoins, la majoritĂ© de leurs troupes Ă©taient composĂ© de nĂ©ophytes ne sachant mĂŞme pas tenir une lame correctement. Ces nĂ©ophytes, que le Seigneur Mustam considĂ©rĂ© comme la lie du monde, Ă©taient interdit Ă Brâkmar. Seuls les plus forts, seuls les fĂ©roces guerriers Ă©taient acceptĂ©s dans les rangs dĂ©moniaques. Pourtant, le nombre des serviteurs de Jiva devenait trop important. Oto Mustam avait donc dĂ©cidĂ© de crĂ©er trois factions : la première composĂ© d’assassins expĂ©rimentĂ©s, la seconde regroupant des prĂŞtres priant Rushu afin qu’il accorde sa bĂ©nĂ©diction aux forces brakmariennes et la dernière rĂ©unissait des guerriers intrĂ©pides et puissant. Chacune de ces factions comportait une vingtaine de soldat, l’élite des brakmariens. J’appartenais Ă la troisième faction et notre première mission s’était rĂ©vĂ©lĂ© importante. Depuis plusieurs mois, des rumeurs couraient en Amakna que les wabbits seraient en possession d’un Dofus. Ces rumeurs arrivant jusqu’à l’ouĂŻe d’Oto Mustam, ce dernier ordonna qu’une escouade soit dĂ©pĂŞchĂ©e sur l’île des Wabbits et que le Dofus, si Dofus il y avait, devait ĂŞtre trouvĂ© et ramenĂ©. C’est ainsi que Rognak, un sadida noirâtre, Smila une sramette agile, Erwyn un crâ minutieux et moi-mĂŞme nous sommes retrouvĂ©s sur cette Ă®le. La première chose Ă faire Ă©tait de faire parler les wabbits, mais ces derniers n’étaient pas vraiment coopĂ©ratif… il a fallut les punir pour leur outrecuidance insupportable. On ne tient pas tĂŞte impunĂ©ment Ă Brâkmar. Ces trois derniers jours avaient donc Ă©tait passĂ© Ă torturĂ© et massacrĂ© les habitants de l’île. Aucune des victimes n’avaient voulu parler, ni confirmer l’existence ou non du Dofus tant convoitĂ©. Cependant les quatre bourreaux Ă©taient dĂ©cidĂ©s Ă aller jusqu’au bout, quitte Ă supprimer totalement la race des wabbits du monde des Douze… - En route, ne perdons pas plus de temps. Rushu lui-mĂŞme nous comblera une fois que nous aurons mis la main sur ce Dofus. La victoire appartiendra Ă Brâkmar et ces chiens de bontariens ramperont devant nous. Hâtons-nous ! Rognak grogna en abandonnant son os mais n’objecta rien. En cinq minutes, nous Ă©tions repartis traquer nos proies, Smila en tĂŞte du groupe. ___________________________________________________ Hello, Ceci est mon premier vrai RP et je voudrais avoir des avis sur ce qu'il y aurait Ă amĂ©liorer ou Ă changer. Si vous pouviez prendre un peu de votre temps pour m'y aider Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 21 nov 2009, 11:19. |
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8 nov 2009, 13:28
| #2
Chapitre I : DĂ©sillusion Il nous fallut encore deux jours et deux nuits avant d’obtenir enfin l’information qui nous manquait. Un tiwabbit, effrayĂ© du massacre de sa famille, et ne voulant pas finir de la mĂŞme façon que ses pairs, dĂ©cida de parler. Le Dofus existait bel et bien… CachĂ© jalousement dans les entrailles de la terre, le peuple wabbit protĂ©geait leur relique nuit et jour. - Grumph, grogna Rognak, il y a des centaines de galeries souterraines sur cette Ă®le. Comment voulez-vous que nous retrouvions un Ĺ“uf de dragon lĂ -dedans. - Geindre ne serait pas ton deuxième prĂ©nom par hasard ? Depuis une dizaine de jours de recherches nous avons enfin une information capitale, renchĂ©rit Smila. - Peut-ĂŞtre, mais maintenant on a un travail encore plus considĂ©rable avec la fouille de ces tunnels. - Je prĂ©fère savoir qu’il existe un Dofus plutĂ´t que de continuer Ă chercher sans savoir si son existence est vĂ©ridique ou non, commenta Erwyn. Je dĂ©cidai de couper court Ă cette conversation qui commençait dĂ©jĂ Ă m’exaspĂ©rer : - Oto Mustam nous a confiĂ© une mission, nous l’exĂ©cuterons jusqu’au bout, et, par Djaul, si tu es trop fainĂ©ant pour effectuer ton travail Rognak, tu peux retourner Ă Brâkmar pour aller te plaindre au Triumvirat. Le sadida ne pipa mot et attendit sans broncher que les autres prennent une dĂ©cision sur l’orientation Ă prendre. Tout Ă coup, le tiwabbit qui avait crachĂ© le morceau toussa et remua faiblement. - Je croyais que tu l’avais exĂ©cutĂ©, sermonnais-je Rognak. - Je n’ai pas dĂ» taper assez fort, rĂ©pondit-il en haussant les Ă©paules. - Peu importe, il va nous ĂŞtre encore utile tout compte fait. Je me dirigeai vers le minuscule corps du tiwabbit et le soulevait par une jambe. - Tu vas nous conduire jusqu’au Dofus, misĂ©rable, et peut-ĂŞtre t’accorderais-je la vie sauve. RĂ©jouis-toi, tu es le premier Ă qui je fais cette proposition. Il baragouina quelque chose d’incomprĂ©hensible. Je le secouais violemment : - Votre parole avant, dit-il. J’acquiesçais et le lançais au devant en lui ordonnant de nous montrer le chemin. Le tiwabbit se releva ĂŞtre un guide compĂ©tent. Il prenait des galeries dĂ©sertes et nous ne fĂ®mes aucune rencontre avec d’autres wabbits. Ce qui Ă©tait une bonne chose, car ces derniers n’auraient pas manquĂ©s de donner l’alerte… avant que nous ne les exterminions. Après deux heures de marches et de multiples grognements de la part de Rognak, nous arrivâmes au devant d’une imposante porte. Le tiwabbit se racla la gorge : - Le gardien du Dofus est notre vĂ©nĂ©rĂ© Wa Wabbit… qui se trouve au fond de cette salle. J’ai remplis ma part du marchĂ©, vous avez promis de me laisser la vie sauve, dit-il en me regardant. - En effet j’ai promis… - Mais pas moi, trancha Smila en s’élançant furtivement. Elle passa derrière le tiwabbit et l’égorgea promptement. Sans plus accorder d’attention au cadavre, nous poussâmes les portes. De multiples wabbits se trouvaient derrière, ce qui nous Ă©tonna un instant, vu que les galeries avaient Ă©tĂ© dĂ©sertes jusqu’à maintenant. Rognak sourit mĂ©chamment et sorti sa hache en la faisant tournoyer. Erwyn encocha une flèche, Smila dĂ©gaina ses dagues et mon marteau se retrouva entre mes mains un en Ă©clair. Nous nous Ă©lançâmes avec un « Gloire Ă Djaul » retentissant. Ces wabbits lĂ n’étaient pas les mĂŞmes que ceux de la surfaces. Ceux-ci Ă©taient entraĂ®nĂ©s au combat et la donne n’était pas la mĂŞme. Une heure fĂ»t nĂ©cessaire pour nettoyer l’espace de la lie wabbit. Une heure intense et Ă©reintante, avec de multiples blessures, bĂ©nignes pour la plupart. Enfin, nous nous retrouvions devant le Wa Wabbit. Ce dernier Ă©tait dans une colère noire lorsque nous arrivâmes : - DĂ©mons de Brâkmar, vous allez regretter votre outrecuidance. Ce que vous ĂŞtes venus chercher ne tombera pas aux mains de Djaul… - Silence ! tu n’as pas Ă©tĂ© autorisĂ© Ă parler rongeur. Tes sujets sont partis rejoindre Rushu dans les abysses Ă©ternels. Si tu ne veux pas les rejoindre, il serait judicieux de nous donner le Dofus, cracha Erwyn. - Rushu n’est rien d’autre qu’une pâle imitation divine indigne d’accĂ©der au PanthĂ©on. Il ne m’effraie pas, pas plus que ses fidèles. Le Wa Wabbit Ă©tait puissant, mais malgrĂ© cela, il ne pouvait faire face Ă quatre guerriers entrainĂ© au combat comme nous l’étions en simultanĂ©. Il tomba sous nos coups au bout d’une vingtaine de minutes. - Bon, ce satanĂ© Dofus maintenant, grogna Rognak. Nous n’eĂ»mes pas Ă chercher longtemps. L’œuf Ă©tait posĂ© sur un piĂ©destal lumineux. En nous approchant, aucun de nous ne dit mot. Nous Ă©tions absorbĂ©s dans la contemplation de cet objet Ă la puissance infini… lorsque tout Ă coup, l’expression sur le visage d’Erwyn changea en un masque d’effroi. Il attrapa le Dofus et l’observa attentivement et poussa un cri de rage quelques instants après. Sur la dĂ©fensive, nous lui demandons ce qu’il a : - Ce Dofus est un faux. Il n’a pas Ă©tĂ© créé par un Dragon mais par la magie des Wabbit. Ce n’est qu’une imitation, certes puissante mais bien moins qu’un Dofus rĂ©el. Oto Mustam ne sera pas content. - Oto nous a envoyĂ© dĂ©couvrir si les rumeurs Ă©taient fondĂ©s, et de rĂ©cupĂ©rer le Dofus s’il existait. Nous avons remplis notre mission. Oto Mustam dĂ©solera que ce ne soit pas un vĂ©ritable Dofus, mais nous obtiendrons nos louanges, dĂ©clarais-je. Retournons Ă Brâkmar maintenant, plus vite nous y serons, plus vite nous serons repartis en mission, et plus vite la chute de Bonta arrivera… Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 21 nov 2009, 11:24. |
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11 nov 2009, 17:21
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Chapitre II : Une traque Ă©prouvante - Ainsi donc, ce Dofus n’était en fait qu’un leurre… satanĂ©s wabbits, une ruse pour attirer les aventuriers et les touristes sur leur Ă®le. Quoiqu’il en soit, cette copie ne sera pas inutile… la magie des wabbits restent relativement puissante et octroie Ă son possesseur sagesse et humilitĂ©. Des qualitĂ©s dignes de Brumaire… ou presque. Les Trois se trouvent dans la tour de Gisgoul, Erwyn, tu iras porter l’artefact Ă Brumaire. Vous autres, vous pouvez disposer jusqu’à nouvel ordre, ordonna Oto Mustam. Erwyn, Smila, Rognak et moi tournâmes les talons en mĂŞme temps et prĂ®mes la direction de la porte. Il nous avait fallu 4 jours pour rallier Brâkmar après avoir mis la main sur le Dofus. Tant de temps perdu Ă cause d’une tempĂŞte en plein ocĂ©an. Le massacre des wabbits n’avait pas dĂ» plaire aux Dieux… Cependant nous Ă©tions arrivĂ©s avant que la patience d’Oto Mustam ne soit arrivĂ©e Ă terme. Heureusement pour nous… - Ah ! Ayzan, reste lĂ , j’ai une mission pour toi tout compte fait. Tu iras batifoler ultĂ©rieurement. Rester seul en prĂ©sence d’Oto Ă©tait somme toute assez dĂ©sagrĂ©able. On ne savait jamais vraiment qu’elles Ă©taient ses vĂ©ritables attentions… - Une chose Ă©trange c’est produite dans la citĂ© ce matin mĂŞme. Il y a eu un meurtre Ă la taverne du Chabrulé… Ă©videmment ce n’est pas le meurtre qui est Ă©trange mwahaha !!! Mais plutĂ´t la façon de faire. Le corps du cadavre est lardĂ© par de nombreuses blessures faites par une longue lame. Les blessures sont parfaitement lisses… or, les armes brakmariennes sont rouillĂ©s et distordus. Quelque chose cloche, retrouve moi l’assassin et amène le moi ! J’acquiesçais en promettant de revenir avec le tueur et prit la direction de la taverne du ChabrulĂ© afin de parler avec le tenancier. Bruli Ounim… une femme Ă la rĂ©putation mauvaise. Comment pourrait-il en ĂŞtre autrement dans l’une des tavernes de Brâkmar ? - Ayzan ! Tu viens prendre une chope comme Ă ton habitude ? laisse moi te l’offrir ça me fera plaisir ! s’exclama t’elle en me voyant entrer. Hum, j’ai Ă©galement deux, trois problèmes avec des miliciens si tu pouvais t’en charger… « Egal Ă elle-mĂŞme, pensais-je » - Je ne viens pas pour ça Bruli, je suis en mission. Il y a eu un meurtre chez toi ce matin ? - Hum dommage… oui il y a eu une bagarre, pourquoi cela t’intĂ©resse t’il ? Le cadavre te devait de l’argent ? - Non ce n’est pas ça. Que peux-tu me dire sur l’assassin ? - Un individu bizarre. Il portait un capuchon sur la tĂŞte et s’est enfui en courant. Une personne normale se serait vantĂ©, mais lui a prit la fuite. Il m’a paru louche Ă cet instant ! - Merci bien… que Rushu veille sur toi, dis-je en sortant. Je me dirigeai dĂ©sormais vers les portes de la ville. Trop de dĂ©tails clochĂ©s dans cette affaire, Oto avait raison. Ce qui me faisait dĂ©sormais penser que l’individu n’était autre qu’un bontarien dĂ©guisĂ©. Si c’était vraiment cela, il aurait prit instantanĂ©ment la fuite et les gardes l’auraient aperçu. Les bontariens Ă©taient si prĂ©visible… ArrivĂ© aux portes, je demandais aux gardes en faction si un homme Ă©tait passĂ© ce matin. Ils rĂ©pondirent par l’affirmative et ajoutèrent qu’il avait prit la direction nord des landes de Sidimotes. - Il Ă©tait Ă pied, avec une dragodinde vous aurez la possibilitĂ© de le rattraper, dĂ©clara l’un des gardes. La mienne est Ă votre disposition si vous le souhaitez. Je le remerciais et prit la direction indiquĂ©. Les traces du fugitif Ă©taient encore fraĂ®ches. Rares Ă©taient ceux qui pouvaient cacher leurs traces sur les landes. Les brâkmariens apprenaient rapidement Ă pister les crocs glands ou les ouginaks dans les landes. Suivre la trace d’un bontarien serait aisĂ©. En effet au bout de quelques heures, je me rapprochais de lui jusqu’à l’apercevoir au loin. Je sortis mon marteau et poussait un cri de guerre en le chargeant. Celui-ci vit volte-face et sortis son Ă©pĂ©e de son fourreau. Il m’attendit sans bouger, lame vers le haut. Cependant je ne comptais pas aller m’empaler sur son Ă©pĂ©e, je fis un Ă©cart de cotĂ©, et sauta au bas de ma monture. Face Ă face, nous nous tournions autour… jusqu’à ce que je me jette sur lui. Le combat fit rage, le fracas des armes rĂ©sonnait avec intensitĂ©. Ni l’un ni l’autre ne semblait s’essouffler. Cela aurait pĂ»t durer longtemps si je ne lui avais pas assĂ©nĂ© un coup puissant, l’obligeant Ă reculer, et par lĂ mĂŞme Ă trĂ©bucher contre un rocher, ce qui le fit tituber. Profitant de mon avantage je sautais sur lui et lui balançait mon marteau en pleine figure. Il ne pĂ»t se protĂ©ger et tomba assommé… ou mort. J’espĂ©rais que la première hypothèse serait la bonne car Oto m’avait bien dit de le ramener vivant. Je jetais mon fardeau au dos de ma dragodinde et entreprit de repartir vers la sombre citĂ©. En me voyant arriver Ă lui avec mon captif, Oto s’exclama : - Eh bien il Ă©tait temps ! Heureusement que l’enjeu de la guerre ne dĂ©pend pas de ta rapiditĂ©, sinon nous pourrions dĂ©jĂ nous enterrer. Alors voici donc, notre homme… ou plutĂ´t devrais-je dire notre victime, dit-il avec un rictus mauvais. Tu peux y aller Ayzan, reviens demain, j’aurais un nouveau travail pour toi. En attendant, j’en connais un pour qui la nuit va ĂŞtre longue. Sur ces sombres paroles, je quittais la milice et partis Ă la taverne de Djaul… Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 21 nov 2009, 11:25. |
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11 nov 2009, 17:24
| #4
Chapitre III : PrĂ©paration tactique Après une nuit arrosĂ©e Ă la taverne, je dĂ©cidais de trouver une maison abandonnĂ© et de m’y Ă©crouler pour le reste de la nuit, n’ayant pas la force de rentrer jusqu’à la milice. Une nuit peuplĂ©e de cauchemars dĂ©licieux… que demander de plus pour dormir d’un sommeil rĂ©parateur ? Le rĂ©veil fut nĂ©anmoins plus dur : - Hey !! rĂ©veille-toi misĂ©rable ivrogne. Ca fait plus d’une heure qu’Oto Mustam m’a envoyĂ© te chercher ! Tu vas avoir droit au fouet Ă n’en pas douter pour l’avoir fait attendre si longtemps ! vocifĂ©ra le garde brâkmarien qui se tenait devant moi. Je grommelais en me massant le crâne et entreprit de me mettre sur mes deux jambes. Parfait, la terre avait dĂ©cidĂ© d’arrĂŞter de tourner. - Hum… on ne parle pas comme ça impunĂ©ment Ă Ayzan le Sanguinaire espèce de chien ! rĂ©torquais-je en lui balançant un coup de pied circulaire qui le fit tomber Ă la renverse. Inutile de m’accompagner, je connais le chemin ! Je parcourus la ville le plus rapidement possible, les foudres d’Oto Ă©tant gĂ©nĂ©ralement mortelles, il valait mieux Ă©viter de le mĂ©contenter. - Ah ! te voilĂ enfin. Si l’affaire n’était pas aussi urgente tu aurais droit au fouet et au pain sec. Quoiqu’il en soit, la mission de l’espion bontarien que tu as ramenĂ© hier n’était pas banale… après avoir fait preuve de … persuasion, nous avons appris de sa bouche que Bonta la Gueuse projetait de nous envahir d’ici une semaine. Pas de temps Ă perdre donc, Brâkmar est en alerte maximal et nos guerriers se prĂ©parent dĂ©jĂ Ă la bataille. Cependant, j’ai une tâche importante Ă te confier. Tu iras trouver Vil Smisse en lui ordonnant de prendre les armes afin de nous Ă©pauler durant la bataille. Montre-toi persuasif ! Ajoute que si son absence se fait ressentir, Brâkmar s’occupera personnellement d’éradiquer l’organisation des Roublards. Et prends donc cet or pour l’amadouer. Maintenant va ! - Il en sera fait selon vos ordres Seigneur, rĂ©pondis-je en m’inclinant. - Dernière chose : ne vas pas croire qu’en ayant capturĂ© l’espion tu auras droit Ă des avantages. Trouver Vil Smisse n’était toutefois pas chose facile. Il se terrait près du cimetière d’Amakna, mais ou exactement ? Impossible Ă dire. Après rĂ©flexion je dĂ©cidais d’aller trouver Smila. Ses talents d’espionne et de traqueuse me seraient surement utiles. En la cherchant, je la trouvais dans la tour des Ordres : - Smila. J’aurais besoin de tes services si tu n’es pas occupĂ©e. - Ayzan ? Que pourrais-tu donc me vouloir ? Nous devons retourner sur l’île des wabbits ? - Non, rien Ă voir avec ces bestioles stupides. Brâkmar est sur le point d’être attaquĂ© comme tu dois le savoir. Oto Mustam m’a donnĂ© pour mission de trouver l’antre des Roublards afin de leur ordonner de se joindre Ă nous. Toutefois, leur cache est bien dissimulĂ©. J’aurais donc besoin de toi pour m’aider Ă les dĂ©busquer. - Je vois… qu’est ce que ça me rapportera ? dit-elle un sourire narquois aux lèvres. - Évidemment… voila une bourse pour tes services, rĂ©pondis-je en lui lançant un petit sac d’or. Elle l’attrapa au vol, et nous partĂ®mes tous deux en direction d’Amakna. Il restait, selon les dire de l’espion bontarien, une semaine avant que Bonta ne lance son offensive. Nous devions donc nous hâter si nous voulions revenir Ă temps pour participer Ă la bataille. Deux jours après notre dĂ©part de Brâkmar, nous avions atteint le cimetière. - Le cimetière d’Amakna ! annonça Smila. Ils doivent se cacher quelque part par-lĂ . SĂ©parons-nous pour les chercher. Elle partit de son cĂ´tĂ© et moi du mien. Partout des os, des tombes et une puanteur effroyable. La chair en dĂ©composition et l’odeur de la mort planait partout. Quelquefois un ou deux chafers d’approchaient de trop prĂ©s et mon marteau les renvoyait se coucher. Soudainement, je sentis une prĂ©sence derrière moi. Je fis volte face, mon marteau soulevait, près au combat. Ce n’était que Smila : - J’ai trouvĂ© l’entrĂ©. Allons-y, dit-elle. Elle m’emmena au fin fond du cimetière, jusqu’à un trou dans le sol. Nous descendĂ®mes et tombâmes en face de deux individus armĂ©es : - Qui ĂŞtes-vous et que voulez-vous ? lança l’un d’entre eux. - Nous sommes envoyĂ©s par Oto Mustam pour nous entretenir avec Vil Smisse. Il serait judicieux de nous laisser passer… Brâkmar n’est pas tendre avec ceux qui s’opposent Ă elle. - Restez ici ! je vais informer Vil Smisse de votre prĂ©sence. Si vous tentez quoi que ce soit, nous vous abattrons. Smila partit dans un grand Ă©clat de rire. Nous attendĂ®mes quelques minutes avant que le roublard ne revienne. - Vil Smisse consent Ă vous recevoir, allez-y mais gare Ă vous si vous faites du grabuge, dit-il en nous menaçant de son Ă©pĂ©e. L’intĂ©rieur de la cachette des roublards Ă©taient modestes. Il avait construit une sorte de Q.G entièrement sous terre, cependant l’intĂ©rieur Ă©tait assez vide. Il y avait bien des breloques par-ci par-lĂ , mais sinon, rien de sensationnel. Peut-ĂŞtre cachaient-ils le butin leurs rapines ailleurs… Après avoir marchĂ© dans un long couloir, nous dĂ©bouchâmes dans une petite pièce, sombrement dĂ©corĂ©. Un tas de diamant et rubis s’entassaient dans un coin de la pièce, des tableaux immenses et des objets de dĂ©corations dont la valeur Ă©tait surement Ă©gale Ă une annĂ©e de salaire d’un milicien. Rien Ă voir avec ce que nous avions observĂ©s jusqu’alors. Et au milieu de la pièce, un homme, vĂŞtu d’une cape verdâtre et au visage masquĂ©. Vil Smisse. - Eh bien, eh bien ! Que me vaut l’honneur de la visite des envoyĂ©s de ce cher Oto ? Ne me dite pas qu’il veut rĂ©cupĂ©rer le pendentif que je lui avais dĂ©rob… Hum, que souhaitez-vous ? - A n’en pas douter, les rumeurs d’une invasion ont dĂ» arriver jusqu’à vos oreilles. Ces rumeurs sont fondĂ©es. Bonta projette d’attaquer Brâkmar au matin du 2 juinssidor. Ils s’attendent Ă nous prendre par surprise, fort heureusement pour nous, nous avons eu vent de leur projet. Les Trois ont dĂ©cidĂ©s que c’était lĂ l’occasion de leur infliger une dĂ©faite dont ils ne pourront se relever. Pour cela, nous aurons besoin de toutes nos ressources et du maximum d’hommes disponibles… C’est lĂ que les roublards entrent en jeu. Oto Mustam exige que vous vous battiez Ă nos cĂ´tĂ©s. Ce fĂ»t au tour de Vil Smisse d’éclater de rire. - Eh bien ! Oto ne changera jamais. Son culot n’a pas d’égal. Mais comme il le sait, les roublards ne sont pas la charitĂ©. S’il a besoin de nous, il devra nous rĂ©munĂ©rer ! Sans dire un mot, je pris la bourse qu’Oto m’avait donnĂ©e et lui lançait. Vil Smisse l’ouvrit et compta les pièces. - Hum… j’en aurais espĂ©rĂ© un peu plus… et si je refusais de participer au combat ? - Brâkmar n’est pas tendre avec les lâches… après avoir exterminĂ© Bonta, nous nous lancerons Ă votre poursuite jusqu’à ce que le Monde des Douze soit totalement dĂ©barrassĂ© de votre clan de voleurs et d’assassins. - Je plaisantais voyons. Nous serons là … et si jamais Bonta tombe, Oto devra nous verser plus que la misère qui se trouve dans cette bourse. Dit le lui bien. Je ne vous retiendrez pas plus longtemps. Au revoir. Sur ces mots, nous partĂ®mes sans mĂŞme le saluer. Une fois au dehors, un corbac nous attendait visiblement, un mot attachĂ© Ă sa patte. Smila le prit et lu Ă haut voix : Citation " Ayzan, j’espère pour toi que les roublards ont Ă©taient informĂ©s et qu’ils ont rĂ©pondu par l’affirmative. Quoiqu’il en soit, Brâkmar a changĂ© de tactique. La meilleure dĂ©fense, c’est l’attaque. Nous irons donc au devant de l’armĂ©e bontarienne. Il t’est donc inutile de retourner Ă Brâkmar, rejoins l’armĂ©e le plus rapidement possible. Nous marcherons jusqu’au commencement des plaines de Cania, tout en restant dans les landes de Sidimote lĂ oĂą nos guerriers bĂ©nĂ©ficient de l’obscuritĂ©. DĂ©s que tu seras prĂ©sent, vient me faire ton rapport. Inutile de prĂ©ciser que ta vie dĂ©pend de ta rapiditĂ© Ă me le remettre. " Oto Mustam - En route donc, dis-je Ă l’attention de Smila. Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 21 nov 2009, 11:30. |
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13 nov 2009, 23:49
| #5
Chapitre IV : Nouvelle Ă©motion Il ne restait plus que 2 jours avant la bataille. Smila et moi avions parcouru la distance qui nous sĂ©parait de l’armĂ©e brâkmarienne le plus rapidement possible. Nous avions « empruntĂ©s » deux dragodindes Ă de sympathiques aventuriers la nuit dernière, et nous n’avions fait aucune halte depuis. Les montures Ă©taient Ă©puisĂ©es et menaçaient de s’effondrer sous peu. Heureusement cependant, une heure plus tard nous Ă©tions en vue de notre armĂ©e. PerchĂ© en haut d’une falaise, nous pouvions apercevoir au loin les centaines de soldats dĂ©moniaques se prĂ©parant Ă la bataille. De lĂ oĂą nous Ă©tions, cela ressemblait Ă une fourmilière impressionnante. - Combien crois-tu que nous serons au moment de l’affrontement ? me demanda Smila. - Hum… difficile Ă dire. Le nombre de soldat doit varier entre 700 et 800. Sans compter les chafers, les vampyres, les roublards, les ouginaks, les trools … je pense que nous dĂ©passerons le millier d’effectif. Je doute que Bonta puisse rivaliser avec nous. Il ne s’attende pas Ă ce que nous nous trouvions ici. Ils comptent sur l’effet de surprise… c’est ratĂ©. Si Rushu veille sur nous, Bonta sera tombĂ©s avant le dĂ©but de la semaine prochaine. Allons-y, j’ai un rapport Ă faire ! Sans plus tarder, nous descendĂ®mes le plus rapidement possible. ArrivĂ© au premier abord du campement brâkmarien, Smila m’annonça qu’elle partait rejoindre son unitĂ© de combat. Elle me fit un clin d’œil espiègle, et s’enfonça dans la masse. Pour ma part, j’accostai le premier soldat et lui ordonnai de me montrer l’emplacement de la tente d’Oto Mustam. Une fois ma rĂ©ponse obtenu je me dirigeai d’un pas rapide vers l’endroit indiquĂ© et pĂ©nĂ©trai Ă l’intĂ©rieur de la tente ; - Ah ! Ayzan, il Ă©tait temps, tu as encore prit ton temps hein ! Vil sacrieur, tu seras puni un jour ou l’autre. Alors ce rapport ? - Vil Smisse a acceptĂ© de participer Ă la bataille. Ses hommes et lui nous rejoindrons Ă temps selon ses dires. - Parfait ! c’est tout ce que je voulais entendre. Va rejoindre ton bataillon maintenant et ne me déçois pas sur le champ de bataille ! - Oui Seigneur…, rĂ©pondis-je en quittant la tente. A peine sorti un grand iop m’accosta : - Ayzan Do’Urden ? - Que lui veux-tu ? - Tu es sous mes ordres durant le temps de l’affrontement. ObĂ©is Ă mes ordres et tu auras plus de chance de survivre. - Pff, qui se souci de vivre ou mourir ? Si je fais honneur Ă Rushu en tombant au combat, qu’il en soit ainsi. - C’est ça, prends-toi pour un hĂ©ros, en attendant va rejoindre les autres ! « CrĂ©tin » songeais-je. Un brouhaha s’élevait de plus en plus fort dans le campement au fur et Ă mesure que l’heure de lever le camp arrivait. Les premières sentinelles bontariennes avaient Ă©tĂ© repĂ©rĂ©es au loin et l’affrontement Ă©tait sur le point de commencer. Les hommes s’agitaient, lorsqu’une clameur fĂ©roce s’éleva. Oto Mustam en personne arborant son armure noirâtre se tenait sur son destrier : - Serviteur dĂ©moniaque ! Il est grand temps de faire ravaler leurs suffisances Ă ses enfants de cĹ“ur que sont les bontariens. Les lâches pĂ©riront, et seuls les puissants resteront en vie. Il n’y a que la faiblesse et la puissance d’essentielles. Rappelez-vous-en ! Et Maintenant, prenez vos armes et marchez contre l’ennemi !!! Faites honneurs Ă Brâkmar, combattez pour elle, et offrez lui la gloire Ă©ternelle !!!!!!!!! Les soldats poussèrent un cri de guerre fĂ©roce et se mirent en marche. Les chafers Ă©taient en premières ligne suivi de prĂ©s par les ouginaks. Les vagues de crĂ©atures devaient Ă©claircir les rangs bontariens pour laisser plus de libertĂ© d’action aux bataillons brâkmariens. Les trools et vampyres Ă©taient dispersĂ©s au milieu du gros de l’armĂ©e. De son cĂ´tĂ©, Vil Smisse et ses hommes contournerai les bontariens par le flanc droit. Les roublards lanceraient leur offensive au moment ou les premiers brâkmariens auraient engagĂ©s le combat sur la ligne de front. Pour ma part, je rageais de me trouver au milieu de l’armĂ©e. « Tous ces pleutres seront dĂ©jĂ mort depuis longtemps avant que notre bataillon n’arrive jusqu’à eux » L’armĂ©e marchait Ă pas lent et rĂ©gulier. En face, les bontariens apparaissaient Ă l’horizon. Plus nous nous rapprochions et plus nous constations que quelque chose clochait… ils Ă©taient nombreux… beaucoup trop nombreux. Jamais les troupes de Jiva n’auraient pĂ»t contenir autant d’homme… comment cela se pouvait-il ? Tout Ă coup, un soldat brâkmarien s’écria : « Les blasons ! Regardez les blasons ! » En effet, en observant mieux, nous pouvions observer que plusieurs drapeaux s’élevaient de ci de lĂ parmi les rangs bontariens. Des drapeaux arborant plusieurs blasons diffĂ©rents. Un autre soldat cria :« Les Guildes ! Bonta a appelĂ© les Guildes en renfort ! Maudits soient-ils tous ! Alors que nous devions ĂŞtre en supĂ©rioritĂ© numĂ©rique, nous nous trouvions dans une situation inconfortable… ce qui me rĂ©jouissait au plus haut point. « Parfait, il y en aura assez pour tout le monde » ArrivĂ©s Ă 200 mètres l’une de l’autre, les armĂ©es stoppèrent leur avancĂ© quelques instants… puis les brâkmariens chargèrent, chafers en tĂŞte. Les archers bontariens dĂ©cochèrent une volĂ©e de flèche, puis deux et trois. Les squelettes et les ouginaks tombaient par dizaine mais ils arrivèrent tout de mĂŞme jusqu’au corps-Ă -corps. Les archers reculèrent et laissèrent la place aux fantassins. Les lames s’entrechoquaient ou rebondissaient sur les boucliers ennemis. La fĂ©rocitĂ© des monstres obligea rapidement les soldats bontariens Ă se mettre sur une position dĂ©fensive. C’est Ă ce moment lĂ que Vil Smisse chargea. AttaquĂ© sur deux flancs, les anges Ă©taient en position prĂ©caire. Seul leur nombre les sauva de cette première offensive. Sans ça, ils auraient ployĂ©s sous les assauts brâkmariens. Comme je l’espĂ©rais, mon bataillon arriva au front alors que la bataille faisait rage. Poussant un cri de guerre puissant, je chargeais mon premier adversaire. D’un rapide coup de marteau circulaire je lui fracassais le crâne sans qu’il puisse faire quelque chose. Sans prendre le temps de m’arrĂŞter, j’engageais un nouveau combat contre un iop flamboyant. La bataille durait dĂ©jĂ depuis plusieurs heures, et aucune des deux armĂ©es ne semblait vouloir plier face Ă l’autre. De mon cĂ´tĂ©, mon bataillon Ă©tait complètement dispersĂ©. Je combattais au cĂ´tĂ© d’un feca brâkmarien. Nous Ă©tions isolĂ©s du gros de l’armĂ©e, et une multitude de bontarien nous entouraient. Nous n’étions encore en vie que grâce Ă notre habilitĂ© Ă combiner nos passes d’armes simultanĂ©ment et avec cohĂ©rence. Cependant nous nous Ă©puisions vite, tandis que nos ennemis attaquĂ©s Ă tour de rĂ´le, prĂ©servant ainsi leurs forces. L’avenir semblait bien sombre… Soudain, l’un des trools non loin rugit fĂ©rocement, dĂ©tournant une seconde Ă peine l’attention de nos adversaires. Seconde suffisante pour que mon marteau s’enfonce dans la cuirasse d’un bontarien et que mon alliĂ© enflamme les autres Ă l’aide d’un glyphe. Ce dernier me regarda et sur son visage se dessina un large sourire. Non pas narquois mais bel et bien amical. [i]« Surprenant… » Pensais-je. Nous fonçâmes vers un autre groupe d’ennemis, et nous engageâmes le combat Ă nouveau. Cependant, ces adversaires-lĂ Ă©taient plus coriaces que les prĂ©cĂ©dents. Leurs maitrises des armes Ă©taient expĂ©rimentĂ©s et habiles. Nous eĂ»mes toutes les peines du monde Ă Ă©viter leurs affronts. NĂ©anmoins, cela ne pouvait pas durer Ă©ternellement. L’un des bontariens me faucha au niveau des jambes, et je m’écroulais face contre terre. Alors qu’il allait m’achever, le feca lanca l’un de ses sorts :[/i] - IMMUNITE !!! La lance qui s’abattait sur moi fĂ»t dĂ©viĂ©e par un bouclier invisible. Clignant des yeux devant ce spectacle Ă©tonnant, je ne vis qu’au dernier moment l’ange qui s’approchait derrière mon sauveur. Je criais pour l’avertir mais trop tard. La lame s’enfonça entre ses omoplates dans une gerbe de sang. AveuglĂ© par une rage soudaine, je me relevais d’un bond et entreprit d’attaquer hargneusement ce lâche bontarien. Son arme s’envola dans les airs au bout de quelques secondes, et sa tĂŞte roula l’instant d’après, mon marteau l’ayant aidĂ© Ă s’envoler. Je me prĂ©cipitais vers le feca agonisant, tentant par tous les moyens de juguler le flot de sang qui coulait. Voyant que mes efforts Ă©taient vains, je le pris dans mes bras et courut le plus vite que je pouvais vers notre campement. Je devais trouver un eniripsa dans les plus brefs dĂ©lais. Heureusement, j’en trouvais un rapidement. Ce dernier m’ordonna d’emmener le feca sous une tente spĂ©cial, ce que je m’empressais de faire. Après l’y avoir dĂ©posĂ©, un garde vint vers moi et m’ordonna de retourner au combat. Voyant rouge en entendant ces paroles, je le pris par la gorge et le plaquait au sol d’une seule main. Après l’y avoir maintenu plusieurs seconde en essayant de me calmer sans le tuer, je le libĂ©rais et lui ordonnais Ă mon tour de dĂ©gager d’ici. L’eniripsa prodigua des soins au feca et le laissa ensuite pour aller s’occuper d’autres blessĂ©s. Je restais Ă cĂ´tĂ© de mon alliĂ© qui venait de tomber dans les pommes. Il se rĂ©veilla deux heures après. Lorsqu’il me vit, il sourit et dit : - Merci… mon nom est Amyeh. Au mĂŞme moment, les chefs de guerre bontariens et brâkmariens hurlaient : - RETRAITE !! Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 21 nov 2009, 11:33. |
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15 nov 2009, 20:32
| #6
Chapitre V : Fragile Ă©quilibre - Combien de temps crois-tu que cela va durer ? - … Hum ? … je ne sais pas. Trop longtemps Ă mon goĂ»t en tout cas. Le fait que Bonta reste debout jour après jour est une insulte Ă Rushu. Chaque journĂ©e qui s’écoule est une offense de plus…, rĂ©pondis-je en regardant au loin. Amyeh et moi-mĂŞme nous trouvions dans les plaines de Cania, non loin de la foire du trool. La bataille de Cania qui avait opposĂ© Bonta et Brâkmar remontait dĂ©sormais Ă deux longues annĂ©es. La bataille avait Ă©tĂ© coĂ»teuse en vie pour les deux camps… plus de la moitiĂ© des effectifs Ă©taient tombĂ©s au combat. Djaul Ă©tait entrĂ© dans une colère noire lorsqu’il avait apprit notre Ă©chec. Les stratèges brâkmariens lui rappelèrent que nous Ă©tions en position de dĂ©fense et non attaquants, et que l’armĂ©e bontarienne avait prit la fuite. Par consĂ©quence, c’était une victoire pour nous. Mais Djaul ne l’entendit pas de cette oreille et dĂ©clara que nous aurions dĂ»t poursuivre ces pleutres jusqu’à ce qu’ils soient tous exterminĂ©s. Quoiqu’il en soit, depuis deux ans aucune autre bataille n’avait Ă©clatĂ©. Chaque camp restĂ© retranchĂ© derrière ses murailles. Le statu quo rĂ©gnait sur le monde des Douze. Quelques escarmouches avaient lieu rĂ©gulièrement, mais seulement des duels entre 2 Ă 3 guerriers. Du coup, tant que les dirigeants n’auraient pas trouvĂ©s un nouveau moyen de nuire Ă Bonta, nous Ă©tions dĂ©chargĂ©s de nos obligations. Amyeh et moi avions dĂ©cidĂ©s de parcourir l’immensitĂ© de Cania, tant pour les crĂ©atures qui y grouillaient que pour se retrouver loin de toute citĂ©. Depuis une semaine dĂ©jĂ nous avions parcouru une grande partie de l’ouest des plaines, et nous nous dirigions maintenant vers Astrub. Il nous faudrait sĂ»rement une Ă deux semaines supplĂ©mentaire pour y parvenir. Les journĂ©es Ă©taient monotones et l’adrĂ©naline des combats ne s’étaient plus fait sentir depuis un certains temps. L’essentiel de nos journĂ©es se passait Ă discuter du monde, des complots, de stratĂ©gie guerrière, de voyage et bien plus encore. Ma relation avec Amyeh avait beaucoup Ă©voluĂ© ces deux dernières annĂ©es. Alors que ma vie s’était jusqu’alors basĂ© sur la solitude et le mĂ©pris d’autrui, aujourd’hui je n’imaginais pas les lendemains sans la compagnie de ce feca. Une entraide mutuelle ainsi que des caractères complĂ©mentaires avaient donnĂ©s naissance Ă une amitiĂ© sincère et indĂ©fectible. - Hum, on dirait qu’il va pleuvoir ? - CrĂ©er donc tes armures afin qu’elles nous protègent de l’eau dans ce cas-lĂ . Je dĂ©teste ĂŞtre trempĂ©. J’ai l’impression d’être un chacha sans dĂ©fense. - Toi sans dĂ©fense ? Il vaut mieux entendre ça que d’être sourd. Qui a massacrĂ© un trool l’autre jour ? - C’est faible un trool… et stupide. De toute façon, tous les non-adorateurs de la dĂ©esse Sacrieur sont des faibles, dis-je en me moquant de mon ami qui me poussa par terre. Je rigolais franchement et nous entreprĂ®mes de nous bagarrer amicalement. Une fois terminĂ©, nous nous remĂ®mes en route. - Tu as dĂ©jĂ Ă©tĂ© Ă Astrub toi? me demanda Amyeh. - Deux ou trois fois dĂ©jĂ . Notamment pour aller rĂ©colter des dettes non payĂ©s Ă Oto Mustam. Astrub, la ville des mercenaires… tu y trouveras tout et n’importe quoi lĂ -bas. Ca n’a rien Ă voir avec Brâkmar. Enfin, tu t’en rendras bien compte lorsqu’on y sera. - La ville des mercenaires ? … je ne comprends pas, pourquoi les chefs de guerres brâkmariens n’ont pas eu recours Ă leurs services il y deux ans ? Ils auraient pĂ»t faire pencher la balance, non ? s’étonna-t-il. - Et non ! Astrub est bel et bien une ville de mercenaire mais ils ne prennent pas parti ni pour Bonta, ni pour Brâkmar. On peut avoir recours Ă leurs services mais ils refuseront de t’aider si ta demande devait avantager l’une des deux citĂ©es. Ils dĂ©fendent les lâches et les pleutres en quelques sortes. Remarque, ce n’est pas stupide, car si Astrub venait Ă entrer en guerre contre Bonta ou Brâkmar, elle serait vite anĂ©antie. - Astrub ne dĂ©pend pas d’Amakna ? me questionna encore une fois Amyeh. - C’est compliquĂ© Ă vrai dire. Allister gouverne Amakna et c’est son frère, Fallanster qui est le gouverneur d’Astrub. Du coup les deux rĂ©gions sont alliĂ©es en quelque sorte mais Astrub reste dĂ©pendante d’Amakna sous beaucoup d’aspects. - Je vois… Nous parcourĂ»mes une longue distance sans qu’aucune autre parole ne soit Ă©changĂ©e. Je voyais qu’Amyeh rĂ©flĂ©chissait et j’attendais patiemment qu’il s’exprime. Il se racla la gorge et me questionna : - Tu as dĂ©jĂ eu affaire Ă ces mercenaires ? - Non pas personnellement. Pourquoi cette question ? - Eh bien… j’aimerais voir leur potentiel et leur efficacitĂ©. Je ne suis que rarement sorti de Brâkmar jusqu’à prĂ©sent, et Ă part l’affrontement contre mes pairs ou contre des soldats bontariens, je ne me suis pas frottĂ© Ă d’autres guerriers. J’aimerais voir de quoi ils sont capables. - Et bien soit ! Une fois lĂ -bas nous irons chatouiller ces mercenaires avec nos armes. L’offre en mercenaire risque de baisser. En rigolant tous deux, nous continuâmes notre route, l’esprit apaisĂ© et le cĹ“ur lĂ©ger. Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 21 nov 2009, 11:36. |
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16 nov 2009, 13:29
| #7
/hrp c'est un Rp multi ?autrement c'est pas mal comme histoire /hrp
Ce message a été modifié par leroidel-enfer - 16 nov 2009, 13:30. |
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17 nov 2009, 18:03
| #8
/hrp Non ce n'est pas un RP multi, c'est la propre histoire de mon personnage que je narre, mais j'attends des critiques dessus
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17 nov 2009, 22:06
| #9
Chapitre VI : Avènement d'une puissance Plus d’un mois après notre dĂ©part de Brâkmar, après avoir parcouru l’ensemble des landes de Sidimotes ainsi qu’une bonne partie des plaines de Cania, nous nous trouvions dĂ©sormais aux portes d’Astrub… - Ahhhhh, dit Amyeh en s’étirant, il Ă©tait temps d’arrivĂ©. Je ne me rappelle plus la sensation que procure un matelas… j’ai hâte de remĂ©dier Ă cela. - La taverne de la ville est rĂ©putĂ©e pour son ambiance et ses chambres confortables. Ça nous changera des vers et des araknĂ©es du ChabrulĂ©. Et n’oublions pas que nous devons rendre une petite visite aux mercenaires de la citĂ©, lui rĂ©pondis-je en lui faisant un clin d’œil. - Je n’ai pas oubliĂ©. Mais avant, direction la taverne ! En passant les portes, les gardes de la citĂ© me parurent soucieux. Je n’y pris d’abord pas garde, imaginant qu’en tant de que dĂ©fenseur, cela devait faire parti de leur lot quotidien que de s’inquiĂ©ter pour la ville. Cependant, je fus Ă©tonnĂ© une nouvelle fois en parcourant les rues d’Astrub. Les passants avaient l’air prĂ©occupĂ©es voir anxieux. Qu’avait-il bien pĂ»t se passer pour changer l’atmosphère joyeuse de la citĂ© ? De son cĂ´tĂ©, Amyeh dĂ©vorait des yeux les Ă©tals de marchands, les structures des demeures et les pious courant dans tous les sens. - Je suis vraiment ignorant du reste du monde, j’aurais dĂ»t partir en exploration plus souvent… ces minuscules oiseaux sont grotesques, ajouta t’il en dĂ©signant les pious. - Hum… oui en effet, grotesque… quelque chose cloche Amyeh, il s’est passĂ© quelque chose ici, la ville n’est pas comme d’ordinaire. Une atmosphère pesante flotte. Allons Ă la taverne, nous saurons de quoi il retourne. Nous nous dirigeâmes donc vers l’auberge d’un pas rapide. Une fois Ă l’intĂ©rieur mes soupçons se confirmèrent. Il y avait un vrai problème… aucun rire ne s’élevait dans la pièce, seuls des murmures se faisaient entendre. Les personnes parlaient Ă voix basse entre elles. Je me dirigeais vers une table oĂą un ivrogne Ă©tait attablĂ© : - Salutation vieillard, puis-je t’offrir une chope ? dis-je. - Hein ? Ah ! Oui oui Ă©videmment hey hey, assis-toi donc jeune homme. Je doute que seul la gĂ©nĂ©rositĂ© t’a poussĂ© Ă m’offrir Ă boire… alors dis-moi que veux-tu ? - Perspicace… je veux savoir ce qui se passe. La raison de cette ambiance lugubre qui parcourt la ville. - … tu plaisante ? Tu n’as aucune idĂ©e de la raison de cette atmosphère ? - Non en effet je ne le sais pas. Mon ami et moi-mĂŞme sommes coupĂ©s des informations depuis un bon mois. Il est arrivĂ© quelque chose de grave ? - Eh bien… on peut dire ça comme ça… Remarque vous n’avez pas dĂ»t louper le dĂ©but de beaucoup… - Le dĂ©but de quoi ? demanda Amyeh. - Hum, bon très bien. Il y a quelques semaines, des escarmouches entre Bonta et Brâkmar sont survenus. Dans un premier temps nous n’y avons pas fait attention, car cela semblait normal… mais les attaques se sont multipliĂ©s. Jusqu’à ce que nous vĂ®mes arrivĂ©s des bontariens estropiĂ©s et sanguinolents chaque jour passer les portes de la citĂ©. Quelle intrigue se fĂ»t je peux vous dire. Pourquoi donc les bontariens venaient jusqu’ici ? La rĂ©ponse nous fĂ»t donnĂ©e un soir par l’un d’eux qui Ă©tait venu se changer les idĂ©es Ă la taverne… Amyeh et moi Ă©tions absorbĂ©s par son rĂ©cit mais en levant les yeux quelques instants, je pu remarquer que l’ensemble de la taverne l’écoutait. - Je disais donc, ce bontarien nous expliqua qu’un groupe de brâkmarien sĂ©vissait dans la rĂ©gion… leur efficacitĂ© Ă©tait redoutable et aucun bontarien n’avait pĂ»t les dĂ©faire… les survivants aux combats cherchaient Ă atteindre la première citĂ© venu. Voila ce qu’il dit lorsqu’il parla d’eux : Des dĂ©mons impitoyables… des envoyĂ©s de Rushu lui-mĂŞme. On dirait qu’ils sont invincibles… terrifiants, absolument effroyables… L’enutrof bu une gorgĂ©e avant de reprendre : - Comme vous pouvez le constater, ces brâkmariens ont laissĂ©s une impression marquante dans l’esprit de ce soldat. De jour en jour nous en apprenions plus sur ce groupe… ils se font dĂ©sormais appeler la LĂ©gion Pourpre. CommandĂ© par un sacrieur vĂŞtu de rouge, se faisant appeler le « Divin », ils massacraient les forces bontariennes sans que celle-ci puisse faire quoi que ce soit. C’est une organisation dĂ©pendant de Brâkmar mais autonome. Tant qu’ils apportent gloire Ă Djaul, ce dernier les autorise Ă faire ce qu’ils veulent. Les lĂ©gionnaires ont dĂ©cidĂ© de mettre Amakna Ă feu et Ă sang la semaine dernière… Sufokia est dĂ©jĂ tombĂ©s sous leur emprise… ils remonte dĂ©sormais en direction d’Amakna. Tous les guerriers sont appelĂ©s Ă la dĂ©fense de la rĂ©gion. Une prime sera versĂ©e aux volontaires mais… peu ont le courage d’aller affronter la LĂ©gion. - Je vois… merci pour tous ces renseignements vieillard, paye toi donc une autre chopine, dis-je en lui lançant un kama. Nous sortĂ®mes de la taverne et je dis Ă Amyeh de me suivre. - Nous allons voir un ami Ă moi qui habite non-loin… c’est un espion au service de Brâkmar. Je dois en savoir plus. Amyeh acquiesça gravement et dit : - C’est incroyable tout de mĂŞme que nous n’avons pas Ă©tĂ© mis au courant de l’organisation d’une nouvelle troupe d’élite… je l’aurais bien rejointe. - Nous verrons, peut-ĂŞtre n’est-il pas trop tard. Nous y voila, dis-je en poussant une porte. Nous entrâmes dans une maison banale. Le stricte minimum composĂ© la demeure… soudain une trappe se souleva du sol et un sram en sortit. - Ayzan ! ça faisait longtemps tiens… besoin d’un renseignement ? ça tombe bien mes bourses sont un peu vide en ce moment, ricana t-il. - Maljour Varlor. Je veux des renseignements sur la LĂ©gion Pourpre. OĂą se trouvent-elles Ă l’heure actuelle et quels sont ses plans prochains ? - Ah ! la LĂ©gion, elle fait beaucoup parler d’elle ! et pour cause, beaucoup affirment que l’on va assister au triomphe de Brâkmar grâce Ă elle. Ce n’est plus qu’une question de jour d’ailleurs… le « Divin » et ses troupes marchent sur Amakna avec une grande armĂ©e que Djaul a mit Ă sa disposition. L’armĂ©e se regroupe prĂ©s du cimetière d’Amakna. L’offensive commencera dans deux jours. Hâtez-vous si vous voulez ĂŞtre de la bataille… Je lançais une bourse Ă Varlor et sortit en trombe de la maison, Amyeh sur mes talons. - Vois-tu mon cher Amyeh, je crains que nous ne pourrons pas rencontrĂ©s de mercenaires aujourd’hui… ce sera pour une prochaine fois. - Mon cher Ayzan, je crains que l’avènement de Brâkmar au sommet ne soit plus important. Il n’y a pas un instant Ă perdre ! Pressons-nous ! Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 21 nov 2009, 11:39. |
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22 nov 2009, 00:02
| #10
Chapitre VII : Course folle En sortant d’Astrub, nous avions louĂ©s deux dragodindes. Les voler et notre fuite vers le sud nous auraient automatiquement dĂ©signĂ©s comme Ă©tant brâkmariens et nous aurions eu plusieurs dizaines de soldat Ă nos trousses. L’important Ă©tant de rejoindre l’armĂ©e de la LĂ©gion Pourpre, nous avons choisis la discrĂ©tion. Cependant en voyant que nous prenions la direction du sud, l’un des gardes dit : - Paix Ă votre âme. Puisse les Dieux vous protĂ©ger en face de ces dĂ©mons sans pitiĂ©. Je le remerciais en riant. Quel comble, il nous prenait pour des dĂ©fenseurs d’Amakna. Amyeh me regarda les yeux pĂ©tillants de malice et nous nous Ă©lançâmes sans plus tarder. Fonçant Ă vive allure nous espĂ©rions rejoindre l’armĂ©e au petit matin. Nous ne pouvions manquer une telle bataille qui marquerait peut-ĂŞtre la suprĂ©matie totale et dĂ©finitive de Brâkmar sur le Monde des Douze. Au-delĂ de ça, les Dieux seraient bien obligĂ©s de reconnaitre Ă Rushu la lĂ©gitimitĂ© de sa place au PanthĂ©on, et alors nous serions couvert de gloire et notre puissance serait sans Ă©gale. L’avenir s’annonçait prometteur. Amyeh et moi ne disions mot, plongeait chacun dans nos pensĂ©es respectives qui devaient plus ou moins se rejoindre. Lorsque l’aube commençait Ă poindre Ă l’horizon, nous Ă©tions en vue du village d’Amakna. De loin nous pouvions voir que les AmaknĂ©ens prĂ©sent se prĂ©paraient Ă la guerre. De nombreux barrages avaient Ă©tĂ© Ă©levĂ©s et l’on pouvait distinguer une agitation frĂ©nĂ©tique. ArrivĂ© au village, des hommes armĂ©s nous demandèrent de nous arrĂŞter : - Les forces de Brâkmar s’apprĂŞtent Ă envahir les terres d’Amakna. Les zones ne sont pas sĂ©curisĂ©es. OĂą comptez-vous aller comme ça ? - Nous sommes au courant des intentions des dĂ©mons, mon frère et moi-mĂŞme nous rendons auprès de notre famille qui se trouve plus au sud. Nous ne pouvons les laisser seul en un tel moment. Nous vous prions de nous laisser passer, dĂ©clara mon compagnon. « Excellent mensonge Amyeh, un digne serviteur de Djaul » pensais-je. - Vous ĂŞtes courageux, mais vous feriez mieux de rester ici Ă attendre l’ennemi. Je doute que votre famille survive bien longtemps si elle persiste Ă ne pas vouloir passer derrière nos lignes. Enfin, j’espère que vous arriverez Ă leur faire entendre raison avant que les brâkmariens ne lancent leur offensive. Bonne chance. Nous le remerciâmes et reprĂ®mes notre course folle. - Je crois que c’est la première fois de ma vie qu’on me souhaite autant bonne chance, dis-je Ă Amyeh en Ă©clatant de rire. Celui-ci joignit son rire au mien et c’est avec euphorie que parcourions les territoires dĂ©serts d’Amakna. Après de longues heures nous arrivions enfin au terme de notre parcours. Nous Ă©tions bouche-bĂ©e. En face de nous, une armĂ©e d’une taille gargantuesque Ă©tait prĂ©sente. Plusieurs Ă©tendards sombres et pourpre s’élevaient parmi les rangs des brâkmariens. La vision Ă©tait effrayante. On aurait dit une vague… une vague mortelle et impitoyable. - Absolument Ă©poustouflant, lâcha Amyeh. - En effet, je n’avais encore jamais vu une armĂ©e aussi grande. Comment la LĂ©gion a-t-elle pĂ»t rĂ©unir autant de guerrier ? Bien que Brâkmar ai donnĂ© des soldats aux lĂ©gionnaires pour leurs conquĂŞtes, il doit bien y avoir trois mille hommes. Personne ne peut rĂ©sister Ă une telle puissance. Cela va ĂŞtre Ă©pique et intense. Allons les rejoindre. Nous repartĂ®mes rapidement en direction de l’armĂ©e et nous prĂ©sentâmes Ă l’un des gradĂ©s, un sadida brunâtre : - Hey hey, les renforts ne cessent d’affluer depuis hier, dit-il avec un sourire mauvais, tout le monde veut ĂŞtre du cĂ´tĂ© des nouveaux maĂ®tres du monde. Vous resterez avec moi. Le « divin » a dĂ©cidĂ© que nous lancerons l’offensive Ă la tombĂ©e de la nuit. Vous avez l’air Ă©reintĂ©, je ne veux pas de larves Ă mes cĂ´tĂ©s lors des combats. Allez-vous reposer soldats, c’est un ordre ! ordonna notre nouveau capitaine. - Me permettriez-vous une question ? demandais-je, qui sont exactement ces lĂ©gionnaires si puissant qui font trembler d’effroi les peuples du Monde ? - Ainsi donc, c’est aussi la curiositĂ© qui vous amène… - En partie, mais mon compagnon et moi-mĂŞme sommes persuadĂ©s que le glas des faibles vient de sonner grâce Ă la LĂ©gion Pourpre. Nous aimerions en savoir plus sur eux. - La LĂ©gion Pourpre est nait il y a plusieurs semaines. Nous Ă©tions Ă la base un petit groupe de guerriers tĂ©mĂ©raires et ambitieux. Nous avons participĂ© Ă la bataille de Cania il y a deux ans, mais depuis, il semble qu’un statu quo se soit installĂ© entre Bonta et Brâkmar… cela ne pouvait plus durer. Nous nous sommes donc levĂ©s et avons entrepris de partir en guĂ©rilla organisĂ© contre les soldats bontariens. Notre succès Ă fait notre rĂ©putation et notre groupe est devenu plus important de jour en jour. Aujourd’hui nous sommes la glorieuse LĂ©gion Pourpre, craint et redoutĂ© par tous. Notre meneur, la sacrieur Divin, nous mènera Ă la gloire Ă©ternel comme il l’a promit. Quant Ă moi, mon nom est Na… A ce moment une clameur sauvage s’éleva. Le sacrieur si charismatique et redoutĂ© se promenait dans les rangs pour Ă©valuer les troupes. Ă€ son passage, les soldats s’inclinaient en murmurant : le Divin. - Hum… il a de la prestance, cela va sans dire, mais les rumeurs enflent vite… es-tu sĂ»r qu’il est aussi puissant qu’on le raconte ? Il me semble plus du genre Ă faire des beaux discours qu’à manier l’épĂ©e, dit Amyeh. - Tout ce que je sais, c’est qu’il a rĂ©ussit Ă lever la plus importante armĂ©e que j’ai jamais vu et qu’il a sĂ»t se faire respecter de ses hommes. Regarde-les, ils le vĂ©nèrent tous. - Mon instinct me trompe rarement… je doute qu’il soit le messie tant attendu. - Qui pourrait nous rĂ©sister ? - Personne en effet, c’est pourquoi je suis perplexe. Il me tarde de voir de quoi demain sera fait. - En attendant, le sadida a raison, nous ferions mieux d’aller nous reposer pour ĂŞtre vifs ce soir… Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 22 nov 2009, 00:02. |
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22 nov 2009, 10:09
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/HRP Tout cela me plait
Ce message a été modifié par Tekeshii - 22 nov 2009, 13:03. |
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22 nov 2009, 15:34
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Chapitre VIII : Les prĂ©mices d'une ère nouvelle Le crĂ©puscule tombait lentement des hauteurs cĂ©lestes. L’obscuritĂ© envahissait peu Ă peu les alentours, et le campement plongeait progressivement dans la pĂ©nombre. Tout, absolument tout laissait prĂ©sager que le vent du destin soufflait en notre faveur. Les hommes s’agitaient au fil des minutes, l’adrĂ©naline commençait Ă se faire ressentir. Le signal Ă©tait proche. Dans peu de temps, les forces de Brâkmar dĂ©ferleront sur Amakna. Et alors, seul la mort et le dĂ©sespoir pourraient subsister Ă la suite de notre passage. Du coin de l’œil, j’observais attentivement le comportement de mes frères d’armes. Plusieurs d’entre eux riaient franchement en se donnant de grandes claques dans le dos, et d’autres, plus sĂ©rieux, s’entrainaient au maniement de leurs armes. C’était le cas d’Amyeh. Le visage tendu et concentrĂ©, son Ă©pĂ©e virevoltait dans les airs, exterminant des ennemis invisibles. Soudain, il s’arrĂŞta et son regard se fixa loin derrière moi. Je me retournais et aperçu nos commandements sur une plateforme, l’un d’entre eux s’avança et prit la parole : - Serviteurs dĂ©moniaques. Brâkmar se soulève une nouvelle fois pour rĂ©tablir un juste Ă©quilibre en ce Monde. Les faibles n’ont pas leurs places parmi nous, et c’est notre rĂ´le de faire en sorte que les avortons disparaissent !!! Aujourd’hui, presque tous les fidèles de Brâkmar sont rĂ©unis sous la bannière de la LĂ©gion Pourpre ! Nous Ă©tions majoritairement prĂ©sents il y a deux ans, en face de ces rĂ©pugnant bontariens. Le monde est restĂ© en suspens depuis deux annĂ©es car la logique des choses n’avait pas Ă©tĂ© accomplit. Lors de la bataille de Cania, Bonta a fait appel aux Guildes pour la soutenir. Ces Guildes proviennent essentiellement d’Amakna. Ils vont payer pour leur affront ! Nul ne peut s’opposer Ă Brâkmar sans subir son courroux. Cette nuit sera la dernière des contrĂ©es neutres d’Amakna ! Avant le lever du jour, elle sera devenue une province brâkmarienne ! SuppĂ´t de Rushu, levez-vous et marchez pour accomplir votre destinĂ©e ! ALLEZ !!!! Un vacarme assourdissant salua ce discours et nous levâmes le camp immĂ©diatement en direction du nord. L’assaut venait de commencer. Amyeh et moi nous trouvions cĂ´te Ă cĂ´te, chevauchant nos montures. Rapidement nous nous trouvâmes en tĂŞte de l’armĂ©e, prĂ©s des autres chevaucheurs de dragodindes. Les premiers LĂ©gionnaires Pourpres, dont le divin, se trouvaient encore plus loin que le gros de l’armĂ©e. Ils chargeaient Ă pleine vitesse. - Alors Amyeh ? Je croyais que le Divin n’était bon qu’à faire des beaux discours. Il est pourtant devant toi, non ? lui dis-je ironiquement. - Il se peut que je me sois trompĂ© en effet ! Cependant il ne restera pas longtemps devant moi ! Il poussa sa monture au maximum et je fis de mĂŞme. Nous arrivâmes bientĂ´t Ă premières vues des habitations amaknĂ©ennes. La fĂ©rocitĂ© s’empara de l’armĂ©e dĂ©jĂ bien exaltĂ©e, et elle entreprit de rĂ©pandre la destruction et la dĂ©solation. Les crâs, iops et fecas embrasaient tout sur leur passage. BientĂ´t des flammes impressionnante dĂ©gagèrent une Ă©paisse fumĂ©e noire qui devait se voir jusqu’à Astrub. Cependant, il n’y avait ici aucune prĂ©sence vivante. Les lieux Ă©taient dĂ©serts, ainsi donc, la destruction se fit rapidement. Nous remontions vers le nord avec cĂ©lĂ©ritĂ© sans rencontrer âme qui vive, tout en anĂ©antissant l’ensemble des structures que nous rencontrions. Les hommes commençaient Ă s’impatienter de ne trouver aucune rĂ©sistance, et ils devinrent encore plus fĂ©roce. Leur impatience allait toucher Ă son but car nous arrivâmes quelques instants plus tard en vue du village d’Amakna. Les commandants nous ordonnèrent de faire halte. Ils observèrent rapidement les dĂ©fenses ennemies et nous ordonnèrent de nous remettre en marche. Poussant des rugissements guerriers, nous fonçâmes prestement. Des barricades avaient Ă©tait Ă©levĂ©es, et des archers se tenaient derrières. Leurs flèches ne ralentirent pas l’armĂ©e un seul instant. Rien ne pouvait arrĂŞter la vague dĂ©moniaque que nous Ă©tions. En arrivant aux premières palissades, nous nous acharnâmes dessus. Coup de marteau et sorts incendiaires vinrent rapidement Ă bout des frĂŞles dĂ©fenses, et nous dĂ©ferlâmes vers les pauvres soldats en face de nous. Ces derniers n’avaient pas une once d’organisation. Ils combattaient avec le dĂ©sespoir pour seul alliĂ©, et ils tombaient les uns après les autres dans des râles agonisants. AveuglĂ©s par une soif de sang insatiable, certains d’entre nous s’acharnaient vicieusement sur nos ennemis. Nous nous sentions indestructibles, les amaknĂ©ens mourraient en masse, alors qu’il me semblait qu’aucun brâkmarien n’était encore passĂ© de vie Ă trĂ©pas. Durant plusieurs heures, la bataille se poursuivit. Nous pourchassions les rĂ©sistants oĂą qu’ils aillent, et nous continuâmes notre destructions des infrastructures. Au petit matin, il ne restait que des cadavres mutilĂ©es et fumants de ce qui avait Ă©tĂ© la rĂ©sistance amaknĂ©ennes. L’euphorie de la bataille Ă©tait peu Ă peu passĂ©e, et nous recensions dĂ©sormais nos pertes. Amyeh et moi nous Ă©tions assis dans un coin, enlevant nos armures pour apprĂ©cier la lĂ©gèretĂ© du vent. - C’est le moment que j’affectionne le plus dans la guerre vois-tu… l’après bataille. Un silence de mort… la fumĂ©e noirâtres des brasiers, les corbacs voletants autours des cadavres, ainsi que cette odeur… l’odeur de la Mort avec un grand M, dis-je Ă Amyeh. Ce dernier se contenta de me fixer sans rien dire, et tourna son regard vers la dĂ©pouille d’un soldat, perdu dans ses pensĂ©es. Les brâkmariens entassaient les corps de nos frères tombaient au combats, et les enflammèrent l’ensemble, ainsi, leurs âmes rejoindraient tous Rushu en mĂŞme temps. C’était une croyance de brâkmarienne. En revanche, les corps des soldats ennemis pourriraient ici sans que personne ne s’en prĂ©occupent. Leurs âmes seraient ainsi damnĂ©es. Une fois que tout cela fĂ»t terminĂ©, le Divin prit la parole : - Vous tous qui avez combattu Ă mes cĂ´tĂ©s cette nuit, soyez fiers de vous ! Nous avons conquis Amakna par le feu et le sang. Djaul nous rĂ©compensera pour cette glorieuse victoire. Mais nous ne nous arrĂŞterons pas lĂ ! Marchons de suite vers Astrub pour y Ă©tendre notre domination ! C’est ainsi que nous repartĂ®mes d’un pas rapide. Nous arrivâmes Ă l’entrĂ©e d’Astrub quelques heures plus tard. Les portes avaient Ă©tĂ© fermĂ©es et des sentinelles nous observaient en haut des murailles. L’armĂ©e s’amassa devant les portes et les soldats entreprirent de faire un tapage retentissant en frappant leurs armes contre leurs boucliers. La porte Sud de la ville s’ouvrit et un homme seul en sortit. Il avança de quelques pas et agita un drapeau blanc. Il y eu un moment de silence… puis la totalitĂ© des hommes rugirent de rire. Le Divin alla Ă la rencontre de l’individu et gronda fĂ©rocement : - Que signifie cette comĂ©die ! Brâkmar n’a que faire de la paix ! Ce drapeau blanc nous insulte gravement ! Vous allez payer cher pour cela ! L’homme balbutia les mots suivants : - A..Astrub a dĂ©cidĂ© de dĂ©poser les armes. Nous nous rendons et jurons allĂ©geance Ă Brâkmar… Son ton Ă©tait dĂ©pitĂ© et larmoyant. Le Divin l’observa quelques secondes et se tourna vers l’armĂ©e dĂ©moniaque. Il leva son Ă©pĂ©e bien haute et vocifĂ©ra : - VICTOIRE !!!! Ce message a été modifié par XXAyzanXX - 22 nov 2009, 15:34. |
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22 nov 2009, 20:48
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HRP/ Ahh, je pourrais passer des heures à lire ton récit. Je ne saurais expliquer pourquoi, je suis très pris dedans
Ce message a été modifié par Tekeshii - 22 nov 2009, 20:49. |
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Hier, 18:07
| #14
[HRP]La seule chose que je pourrais reprocher à ce texte c'est de ne pas entrer assez dans le caractère des personnages, voir un sadida rogner des os bruyamment m'a un peu surprise, je m'attendais à ce que ce soit un sacrieur ou un pandawa, par exemple. Sinon le texte est pas mal construit et agréable à lire.[/HRP]
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| Version bas débit | Nous sommes le : 24 novembre 2009, 02:51 |